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 [Critique DVD de Bloody K.] Ong-Bak 2

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MessageSujet: [Critique DVD de Bloody K.] Ong-Bak 2   Lun 19 Avr 2010 - 18:40



Les bonnes surprises viennent souvent de là où on ne les attend pas. Ong-Bak 2, la naissance du dragon nous en fait la démonstration.

Malgré ce qu'on a bien voulu nous faire croire, Ong-Bak premier du nom n'a pas été le métrage destiné à renverser telle une crêpe le cinéma d'arts martiaux. Si on ne peut nier sa contribution brutale au genre, ni l'entrée fracassante sur la scène internationale de l'industrie cinématographique thaïlandaise qui en a suivie, et encore moins l'influence sensible mais évidente au-delà de ses frontières (les travaux de Donnie Yen et son acolyte Wilson Yip en tête) ; le film de Prachya Pinkaew présentait beaucoup trop de tares pour s'avérer un modèle à suivre ou même un film recommandable. Scénario rachitique et caricatural à la limite du grotesque, absence de rythme, mise en scène abusivement maladroite, comédiens proches de l'amateurisme et des scènes d'actions à la composition tournant rapidement en rond : Ong-Bak abordait davantage les traits d'une exhibition, impressionnante à n'en point douter, cependant très éloigné de ce qui fait la réussite d'une œuvre dite de cinéma.



C'est pour cela que l'optique de voir une suite n'était pas pour réjouir. Vraiment pas. La surprise que constitue ce Ong-Bak 2, la naissance du dragon n'en demeure alors que plus frappante. Autant que la distance que prend ce second opus avec l'original. D'un contexte contemporain, nous voilà plongé durant le XVième siècle pour suivre le parcours du jeune Tien, adolescent prisonnier de vendeurs d'esclaves, sauvé in extremis par le chef d'une bande de bandits, entièrement composée de combattants allant lui inculquer un grand nombre de techniques d'attaques et de défenses que le garçon une fois devenu adulte mettra à profit pour assouvir son désir de vengeance contre un seigneur, qui jadis ordonna l'assassinat de ses parents. Le rapport entre les deux Ong-Bak laisse perplexe tant le lien qui les unis demeure totalement flou. Au mieux, la fin abrupte du second peut cacher une vague piste sur les intentions d'unification que les producteurs de la franchise vont entreprendre à l'avenir, puisque à en croire leurs dires, le troisième épisode (déjà en fabrication pendant l'écriture de ses lignes) sera la pièce manquante qui permettra de saisir l'ensemble du puzzle que constituera cette trilogie.

Pour l'heure, intéressons-nous de plus près à l'objet admiré qui se détache de son prédécesseur tout en consolidant la direction amorcée. Désormais débarrassé de son réalisateur incapable, laissant le complet champ libre à Tony Jaa, Ong-Bak 2, la naissance du dragon peut exprimer pleinement une aura guerrière et barbare, à travers une myriade d'affrontements physiques violents, mélangeant allègrement les styles de combats et les différentes armes de poing (un hommage aux 18 armes légendaires du kung-fu de Chia-Liang Liu?), toujours avec cet accent mis sur le choc des coups infligés, plutôt que sur les chorégraphies aériennes et élancées made in Hong Kong. On commence avec une lutte entre le héros et un (vrai !) crocodile pour finir par un flot quasi continu de confrontations qui ne semble jamais vouloir prendre fin, à l'instar des adversaires de la star débarquant à plusieurs de nombreuses fois, encore et encore lors d'un climax allant crescendo, complètement décoiffant.



Le mot tout trouvé pour décrire la fièvre ressentie par ce tourbillon de fureur physique qui troque le développement narratif d'un récit pour une approche exclusivement sensorielle de la philosophie des arts martiaux. Dommage tout de même que cette prouesse n'ait pas servie une histoire solidement charpentée, ce qui empêche une fois de plus de parler de révolution. Et puis, si Tony Jaa a beau se révéler quelqu'un d'aussi capable avec une caméra que de filer des tatanes destructrices, il lui reste quelques progrès à accomplir pour rivaliser avec les plus grands et pour accorder le statut de pièce maîtresse à cette naissance du dragon dont il nous faut toutefois mesurer les réticences. En effet, la version vue n'est que celle rafistolée par les gens de chez EuropaCorp, qui se sont évertués à retirer 20 minutes de la thaï et à nous affliger d'un tube rap anachronique en guise de musique de générique de fin. En voilà qui mériterait une bonne torgnole dans la tronche.



Conclusion de Bloody K : Éminemment supérieur à l'indigeste premier opus, Ong-Bak 2, la naissance du dragon est un pur film d'arts martiaux brutal et sans compromis, une œuvre barbare réduit au minimum scénaristique mais qui vous explose les mirettes. .

Note de Bloody K. => 6/10
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